En 1976, il fonde la Zulu Nation, inspirée par un film sur les Zulu d’Afrique du sud, et adopte un nouveau nom, Africa bambaataa.
L’idée maîtresse de la Zulu Nation est d’utiliser les réseaux et les liens communautaires des gangs pour créer un autre état d’esprit chez les jeunes, une forme alternative de solidarité. La fin du radicalisme politique des années 60 et la destruction sociale menée par la politique gouvernementale a eu pour conséquence d’abandonner les Afro-américains défavorisés à leur triste sort. Ce qui a contribué a accélérer la désintégration de la communauté noire aux Etats-Unis. Influencé par l’exemple des blacks muslims, bambaataa encouragera la création de sections de l’organisation dans le monde entier.
Début des années 80, l’organisation compte des milliers d’adhérents. Mais devant la violence des rappeurs et les conditions insupportable des ghettos, bambaataa se sent parfois impuissant. Des groupes politisés comme Public enemy, qu’il a inspiré, trouvent pourtant des oreilles attentives avec « fight the power ». En dépit des difficultés rencontrées dans cette lutte contre la violence, l’influence de bambaataa et de la Zulu Nation est fondamentale dans la genèse de la culture Hip-Hop. Avec elle, un nouveau type d’identification sociale est né.
Ses activités et sa musique ont également eu une grande influence sur l’évolution du rap, au point d’être un symbole historique pour le mouvement. En hommage à l’auteur rappeur des Jungle brother, Bambaataa adopte le nom de « Afrika baby bambaataa ». Bambaataa a enregistré des disques avec James Brown, John lydon (johnny Rotten des sex pistols), Yellowman et UB40.
Discographie : "beware" ( the funk is everywhere), "Unity et planet rock" (1982) (tommy boys records) ; "The light" (EMI) ; "Return to planet rock" (warlock)
Le Who’s’Who Afro Sur ananzie
Maya Angelou. Poétesse, romancière, dramaturge et actrice afro-américaine