Afrodescendants : 83 % de Noirs
Capitale : Oranjestad
Population : 1001 400 habitants (2004)
Autres groupes : 11,4% de Latino-américains, 3,7% Blancs, 1% d’Asiatiques
Langue majoritaire : papiamento
Système politique : Territoire néerlandais d’Outre-mer
Superficie : 193 Km²
Monnaie : Florin Arubais
Aruba est une île de 193 km² située dans la mer des Antilles, à proximité de la presqu’île de Paraguaná au Venezuela. Elle fait environ 30 km de long et environ 8 km de large. Aruba, qui faisait auparavant partie des Antilles néerlandaises, a obtenu un statut d’autonomie des Pays-Bas en 1986, tout en demeurant au sein du royaume des Pays-Bas. Oranjestad, à l’extrémité ouest de l’île, est la capitale et la ville principale.
La population d’Aruba était estimée à 101 440 en 2004. La majorité des insulaires sont des Noirs (83 %), les autres sont des Latino-Américains (11,4 %), des Blancs (3,7 %) ou des Asiatiques (1 %). Les Noirs parlent le papiamento, un créole à base de langues africaines et de portugais.
En 1825, les Néerlandais découvrent de l’or. C’est le premier âge de prospérité de l’île avec l’ouverture de mines et l’afflux de chercheurs d’or. En 1924, Aruba profite de sa position au sortir du golfe pétrolier du Venezuela et du lac de Maracaibo pour ouvrir une raffinerie de pétrole, c’est le deuxième âge d’or pour Aruba. En 1985, la raffinerie Lago qui appartient à une filiale d’Exxon ferme. Le gouvernement perd 30% de ses recettes et rentre en récession l’année suivante. En 1990, la raffinerie est rénovée, puis achetée et rouverte par un autre consortium pétrolier étasunien, El Paso. Mais en 2003, ce dernier indique son intention de vendre la raffinerie qui transforme 170 000 barils par jour. Troisième âge d’or : le tourisme. Aruba avec son régime politique stable, son climat quasi-idéal et ses plages offre aux touristes états-uniens, vénézuéliens et hollandais, est une destination qui correspond à l’île « paradisiaque ». Le tourisme représente en 2001, 35% des emplois et 38% du PIB de l’île.
Mais le gouvernement cherche d’autres ressources pour une île qui n’exporte que son pétrole raffiné. Il jette son dévolu sur les très rentables « services financiers off-shore » que l’on peut traduire en langage courant par paradis fiscal. Beaucoup de voisins antillais d’Aruba (Grenade, les Îles Caïmans, Antigua-et-Barbuda, etc) ont déjà trouvé leur compte dans cet exercice. Mais la métropole et l’Union européenne exige une plus grande transparence sur les transactions bancaires (en particulier via le GAFI). Aruba possède sa propre banque centrale, ce qui lui offre une certaine latitude dans ses politiques économiques, mais a dû promettre à l’OCDE d’aligner son système bancaire.
Les premiers habitants d’Aruba étaient les Caiquetios, Arawak d’origine vénézuélienne. On croit que les premiers peuplements amérindiens remonteraient à l’an 1000 de notre ère. Quelques siècles plus tard, les premiers Européens débarquèrent sur l’île d’Aruba. Les Espagnols ont rapidement déporté les Amérindiens vers Santo Domingo (République Dominicaine) et Haïti, où ils furent forcés à travailler dans les mines de cuivre ou de sel.
Durant près de 150 ans, Aruba resta un refuge pour les pirates et les boucaniers espagnols, qui pillaient les navires transportant des richesses dérobées aux populations amérindiennes, et à destination de l’Europe. Par la suite, les Espagnols poursuivirent une colonisation très limitée en transformant l’île en un immense ranch. ils y introduisirent chevaux, ânes, moutons, chèvres, cochons, poulets, ainsi que des chiens et des chats. Au lieu de décimer complètement les Arawak, comme il était de coutume à l’époque, les Espagnols obligèrent beaucoup d’Arawak à s’occuper du bétail. C’est ce qui explique que de nombreux Arubais aient des ancêtres amérindiens. Durant la période coloniale, il n’y eut très peu d’esclaves noirs à Aruba, mais il y en eu beaucoup à Curaçao, l’île voisine. La population noire d’Aruba est donc essentiellement originaire de cette île.
Toute la Caraïbe sur Ananzie.net :
Anguilla. 12 000 afrodescendants au coeur des Antilles orientales
Curaçao. 173 400 Afrodescendants au coeur des Antilles occidentales
La Jamaïque. Des Afrodescendants qui rêvent toujours d’un retour vers une Afrique mythique
Les Îles Vierges américaines. 122 000 Afrodescendants au sud de la Mer des Caraïbes
La Barbade. 200 000 Afrodescendants ont bâti une île paisible et prospère
Les Bahamas. Îles de luxe, d’histoire et de cultures noires
Republic of Trinidad and Tobago. La patrie d’Ato Boldon
La République Dominicaine. la seconde plus grande île des Grandes Antilles après Cuba
Sainte-Lucie. 160 000 d’Afrodescendants dans les Îles-du-Vent