Nègre : viendrait de « net-ger » dans l’Egypte antique cela signifierait « dieu ». Chez les Ibos, le mot « Niger » signifierait « Roi » quand à « Nigeria », il signifierait « Princesse ». Alors comment le mot « Nègre » est-il apparu ? Il semblerait que les anciens égyptiens appelaient leurs pharaons « N-G-R » ou « net-ger » parce que l’égyptien était une représentation du soleil. La couleur de leur peau, noire, était associée à celle du dieu et du soleil. Le mot net-ger est devenu « negus » ou « negashi » chez les Ethiopiens. Le terme « Niger » a été utilisé par les Romains qui ont associé tous les Noirs à ce terme. Ce qui a donné des variantes selon les pays.
Black : « Noir » pour les Anglais et anglophones, ici en France est plutôt utilisé comme une mode, ou par honte d’utiliser un autre mot. Pour certaines personnes, ce mot est encore plus péjoratif que « bamboula » parce qu’il désignerait un imbécile fini, toujours joyeux et festif et bon avec son maître (Un "oncle Tom" plus moderne, en somme). Alors que pour d’autres l’expression est valorisante parce qu’elle renvoie plus à la figure du Noir américain « hip-hop non stop, what’s up ? ».Africain : Vient de « Ifrikea » qui était une ancienne tribu tunisienne. Créole : Cette expression désignait les colons blancs vivant dans les caraïbes.Kémite : Vient de l’Egypte antique et désigne les « Noirs ». A noter que le nom « Afrique » était « Kama ».Antillais : Le mot « Antilles » vient de nos braves portugais qui trouvaient que ces îles étaient des anti-îles, parce qu’elles étaient aux antipodes de leur pays.
Quoi qu’il en soit, très peu de personnes connaissent l’étymologie de ces mots. Le problème n’est pas forcément là. Il semblerait surtout que le mot « black » soit utilisé de façon trop systématique. On entendra très rarement parler de « White » ou de « Yellow ». Cette façon de parler traduit surtout un refus ou une honte de prononcer le mot « Noir ». Même dans les émissions de télé qui sont pourtant très à cheval sur l’usage du « bon français » contre les anglicismes et toutes sortes de verlan n’hésitent pas à utiliser ce mot.
Quant au mot « Nègre » si l’on suit l’étymologie, il y aurai de quoi être fier, mais malheureusement il a été passablement corrompu par les négriers et colons qui l’utilisèrent comme insulte du temps de l’esclavage et bien après encore. Aux Antilles, par exemple, le mot « nègre » est très répandu, pas de tabou à ce niveau là, mais il n’est pas rare de tomber sur des personnes, qui soutiendront que ça n’a rien à voir avec l’Afrique, qui a toujours une image péjorative, d’où l’expression « arrête de faire l’africain »…Aujourd’hui, l’appellation « nègre » et ses variantes sont très répandues chez les rappeurs, mais reste interdite à d’autres. Un blanc, par exemple, pourrait très facilement prendre une claque pour l’utilisation de ce mot. Certains peuvent se défendre en disant qu’ils le disent à la sauce « rap », qui n’est qu’une façon de dire « pote ou gars ». Ça ne marche pas toujours… Aux Etats-Unis un prof a été révoqué pour avoir appelé son élève « nygga ».
Ou encore, des polémiques se sont créées autour du chanteur Nas, qui veut employer le fameux « n-word » comme titre de son prochain album. D’autres comme Master P, militent pour que ce mot soit définitivement banni des albums de rap. Ou plus près de chez nous, en 2005, un certain Matt Pokora s’adressait à son DJ en disant « t’assures pas Negro ». Pas sur qu’en plein châtelet, il s’en serait sorti vivant…
On l’aura compris tous les moyens sont bons pour éviter certains mots, « noir » par exemple fait frissonner quelques dos. Pourtant dans les bons reportages de TF1, la voix off insiste bien sur ce mot « les nouaaaaaaaaaars » qui nous plonge directement dans les ténèbres.
Ce n’est ni plus ni moins qu’un mot qui renvoie à une certaines infériorité, d’où des variantes aussi multiples que farfelues pour le contourner. Qui n’a jamais dit ou entendu « je suis pas noir, je suis marron ». La dernière tendance étant d’être le moins noir possible, le remède ? Le métissage arrive en pole position. Ensuite on s’invente des origines : « Moi je suis métis, ma mère est peuhl et mon père est bambara », ou encore « Si, si, je t’assure, mon arrière grand-père du côté de ma grand-mère maternelle avait une sœur qui s’est mariée avec un guatémaltèque, qui lui était à moitié Suédois »
Tout le monde a sa spécificité, en Amérique Latine, Cuba ou Puerto Rico, l’expression « Moreno » est aussi courante que « Touré ou Traoré ». Pendant longtemps après l’esclavage, après avoir gravit quelques échelles sociales on était plus un « Negro » mais un « Moreno » Une vraie avancée sociale pour le Nègre et une vraie régression morale pour la négritude… Plus dramatique encore, les derniers noms à la mode : "domiens", "afropéens", "outremarins" et j’en passe, le principe reste le même. Reste à savoir qui nous donne ces noms qui nous divisent autant.
Ecrit par Soulstar, le Nègre domien d’origine africaine, d’ascendance kémite et de couleur marron.
La Tribune de Soulstar :
« Un mac-baby noir à emporter, s’il vous plaît ! »
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