La Guadeloupe est un endroit très prisé (pas de difficulté de langue et proximité) et ils y sont nombreux. Quelques graffitis à la sortie de l’aéroport de Guadeloupe suffisent à comprendre un certain malaise. « Haïtiens dewo » ou encore « dehors haïchiens » , sans oublier les coups de sang hebdomadaires d’Ibo Simon. Comment en est-on arrivé là ? Est-ce vraiment sur les Haïtiens qu’il faut déverser sa colère ? Pour comprendre ce malaise, il convient de prendre un dictionnaire et de lire la définition du mot « hypocrisie » ou « bouc émissaire »
L’afflux des Haïtiens vers les années 50 a au moins permis quelque chose de positif. Ils ont énormément contribué à un certain essor économique de la Guadeloupe. Le Bumidom ayant envoyé des dizaines de milliers d’Antillais faire les beaux jours de la France, il fallait trouver de la main d’œuvre et si possible bon marché. Les haïtiens arrivaient à point nommé. Sous-payés et travaillant très souvent dans des horaires très contraignantes, les Haïtiens prennent le travail des Guadeloupéens. Un travail que les Guadeloupéens ne veulent pas faire, pour des raisons évidentes (travail peu glorieux, mal payé, et sans statut précis)
L’hypocrisie guadeloupéenne refuse bien évidemment de faire un tel constat. Et cette hypocrisie continue dans la rue, ou plus précisément sur le trottoir, un espace auquel certaines Haïtiennes sont souvent promises. Les clients sont souvent ceux là même qui dénoncent la présence des Haïtiens. Si l’on reprend les arguments des xénophobes de tout poil, les Haïtiens sont responsables de tous les maux : La violence, la délinquance routière, le chômage, les catastrophes naturelles, ou encore le feuilleton « la baie des flamboyants ».
Pourtant, il faut quand même se rendre à l’évidence. Quand un Guadeloupéen se voit refuser un prêt à la banque ce n’est pas un Haïtien qui se trouve en face. Les ghettos pour riches de Guadeloupe ne sont pas habités par les Haïtiens. Le paraquate ou autre pesticide n’a pas été déversé par les Haïtiens. Le problème se trouve sûrement ailleurs…
Quand Nicolas Sarkozy est venu en Guadeloupe pendant les présidentielles, son discours était principalement axé sur les expulsions. Il n’a cependant pas dis un mot sur ce fameux pouvoir d’achat dont les habitants souffrent depuis plus de dix ans, la faute à une taxe d’importation bien ambiguë.
Toutes ces accusations sont peut-être un peu trop pour une population qui veut juste obtenir un meilleur cadre de vie…Apres tout n’est ce pas la raison pour laquelle tous les autres Antillais migrent chaque année vers l’Amérique ou l’Europe ? …
La Tribune de Soulstar :
Qui n’a pas son parachute ?
Nos artistes ont du talent…
Présentez armes !
« Un mac-baby noir à emporter, s’il vous plaît ! »
Nègre, Black, Noir, Afro... Dis moi ce que tu es, je te dirai qui tu es !!!
L’esclavage sera supprimé des manuels scolaires
Toujours les mêmes… rappeurs sur les plateaux télé
Spéciale dédicace aux Antillais de la génération Châtelet…
Ô Placard, la chaîne des Dom-Tom pour touristes…
Le Business de l’Humanitaire. ONG en Afrique. Viens chercher bonheur…