Population : 44, 1 millions d’habitants (2006)
Capitale : Pretoria
Villes principales : Cape Town, Johannesburg, Durban, Port Elizabeth, Umhlali, East London
Groupes ethniques : zulu, xhosa, sotho du Nord, sotho du Sud, tswana, tsonga, portugais, swati, tamoul, venda, ndébélé, afrikaners etc.
Langues : ndébélé, sotho, sesotho, swazi, tsonga, tswana, venda, xhosa, zulu, Afrikaans, anglais
Système politique : République
Président : Thabo Mbeki
Monnaie : Rand
La République Sud africaine se situe à l’extrême sud du continent africain. Ce grand pays de 1,2 million de kilomètres carrés, équivalant au Tchad, au Niger, à l’Angola, au Mali et à l’Éthiopie, est limité au nord par la Namibie, le Botswana, le Zimbabwe, le Mozambique et le Swaziland. À l’est, l’Afrique du Sud est baignée par l’océan Indien, à l’ouest, par l’océan Atlantique.
Jusqu’en 1994, l’Afrique du Sud était divisée en quatre provinces (Le Cap, Natal, État libre d’Orange et Transvaal) et dix bantoustans auxquels était rattachée arbitrairement la population noire. La Constitution provisoire, adoptée en avril 1994 et instaurant une Afrique du Sud multiraciale et un régime politique transitoire pour cinq ans, a découpé le pays en neuf provinces : Gauteng, Province du Nord, Mpumalanga, Nord-Ouest, État libre (Orange), KwaZulu-Natal, Cap-Est, Cap-Nord et Cap-Ouest (ou Cap-Occidental).
Les bantoustans (appelés en anglais Homelands) tels que le Transkei, le Bophuthatswana, le Venda, le Ciskei, le Kwazulu, le Lebowa, le Qwaqwa, le Kangwane, le Gazankulu, le Kwandébélé, auxquels avait été accordée une certaine autonomie sous le régime de l’apartheid, ont été dissous et leurs territoires intégrés aux nouvelles provinces. De quatre provinces, l’Afrique du Sud est passée à neuf. Les principales villes du pays sont Johannesburg (7 millions d’habitants), Le Cap (capitale législative, 4, 5 millions d’habitants), Durban (3, 2 millions d’habitants), Prétoria (capitale administrative, 2,1 millions d’habitants)
Ce pays de 44 millions d’habitants, est la première puissance économique du continent africain, et y joue depuis c’est 6 dernières années un rôle politique et diplomatique de premier plan.
La population de l’Afrique du sud est composée de 79,5% de Noirs, 9,2% de Blancs, 8,9% de Métis et 2,5% d’Asiatiques. Les groupes "ethniques" les plus importants numériquement sont les Zulu, les Xhosa, les Pedi (ou Sotho du Nord), les Sotho du Sud, les Métis du Cap ( « Cape Coloured » ), les Tswana, les Tsonga, les Afrikaners, les Portugais, les Britanniques, les Swazi, les Tamouls, les Venda, les Pondo, les Ndébélé, les Tembu, etc.
Les Zulu (22,9 %), les Xhosa (16,5 %), les Sotho du Nord (9,4 %), les Sotho du Sud (7,7 %), les Sotho de l’Est (0,3 %), ainsi que tous les Tswana (7,8 %), rassemblent 64,6 % de toute la population sud-africaine. Parmi les Blancs, les Afrikaners (ou Boers), ces descendants des colons néerlandais, représentent une proportion de 60 % des Blancs, les autres étant surtout d’origine britannique, mais aussi portugaise, néerlandaise ou allemande.
Il faut ajouter aussi 8,6 % de Métis ou Coloured, issus du mélange des Bochimans et des Hottentots avec des colons européens ou descendants des anciens esclaves malais, malgaches ou indonésiens que les Boers avaient fait venir dans la province du Cap. Le pays compte également 2,6 % d’Asiatiques, descendants pour la plupart d’immigrants tamouls et chinois. Parmi les populations immigrantes plus récentes, mentionnons les Juifs, les Indo-Mauriciens, les Tsiganes, les Arabes et les Zanzibarais (ou Swahilis de Zanzibar).
La coexistence entre les différents groupes d’Afrique du Sud a toujours été une source de conflits, d’une part, entre colons blancs et populations noires, d’autre part, entre groupes noirs (notamment les Zulu et les Xhosa), puis entre colons, britanniques et afrikaners. De plus, la société sud-africaine a été profondément marquée par la politique « de développement séparé », ou « Apartheid », entrée officiellement en vigueur dès 1911, avec la Loi sur les mines et les chantiers (Mines and Works Act), qui réservait les emplois spécialisés aux Blancs.
Puis est venue, en 1913, la Loi sur la propriété foncière indigène (Native Lands Act). Les Noirs, bien que largement majoritaires, ont dû vivre seulement sur 7 % du territoire. En 1936, la Loi sur la représentation des indigènes (Representation of Natives Act) priva la population métisse du Cap du droit de vote qu’elle détenait sur la même base que les Européens.
L’apartheid a été systématisé après 1948 avec la création de bantoustans ou Homelands. Même si les bantoustans — Transkei, Bophuthatswana, Venda, Ciskei, etc. — ont été démantelés en 1990 et leurs territoires réintégrés à l’Afrique du Sud, la répartition de la population sud-africaine reflète encore cette ségrégation spatio-raciale. En effet, les Noirs vivent majoritairement dans les anciens bantoustans et dans les townships, les ghettos urbains des grandes métropoles. Les Blancs habitent encore les régions riches et à proximité des grands centres d’affaires, et n’ont pas perdu leurs richesses.
L’Afrique du Sud compte plus de 35 langues. Pour un pays d’Afrique de 41 millions d’habitants, ce nombre n’est pas très considérable, mais le nombre de locuteurs de chacune des langues s’avère dans plusieurs cas important et atteint plusieurs millions. Les principales langues sont généralement des langues bantoues, sauf pour l’afrikaans.
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