Afrodescendants : 80% de Noirs
Capitale : Bridgetown
Population : 274 800 habitants (2004)
Groupes minoritaires : 4 % de Blancs, 2,3 % de Métis, 13% d’asiatiques, d’arabes et d’indopakistanais
Langue majoritaire : créole barbadien
Système politique : monarchie constitutionnelle
Superficie : 430Km²
Monnaie : Dollar barbadien (BBD)
La Barbade est l’île la plus orientale de l’archipel des Antilles, entre la mer des Caraïbe et l’océan Atlantique. Celle-ci se situe à l’est de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, dans les Îles-sous-le-Vent, au sein des Petites Antilles. Le pays a comme voisin au nord la Martinique et au sud la Grenade. L’île a une longueur de 34 Km et une largeur maximale de 23 Km, pour une superficie totale de 430 Km². La capitale de la Barbade est Bridgetown (dans la paroisse de St. Michael) au sud-ouest (population : moins de 8000 habitants). Au point de vue administratif, la Barbade est divisée en en 11 « paroisses » (les Parishes) : Christ Church, Saint Andrew, Saint George, Saint James, Saint John, Saint Joseph, Saint Lucy, Saint Michael, Saint Peter, Saint Philip et Saint Thomas.
Près de 80 % des Barbadiens sont de race noire, contre 4 % de race blanche et 2,3 % de Métis. les autres (13,7 %) sont des Asiatiques, des Indo-Pakistanais ou des Arabes. La très grande majorité des habitants de la Barbade, soit 89,7 %, sont des Barbadiens parlant le Barbadian Creole English ou le bajan, c’est-à-dire un créole barbadien à base de langues africaines et d’anglo-américain. Bien qu’il soit issu du vocabulaire anglais, le bajan est difficilement compréhensible pour un anglophone, car la prononciation est particulière et la syntaxe ainsi que la grammaire restent africaines. Les Barbadiens parlent tous cette langue entre eux, que ce soit à la radio, au Parlement ou à l’église. La religion la plus répandue dans l’île est le christianisme avec 40 % d’anglicans, 8 % de pentecôtistes, 7 % de méthodistes. le reste de la population est essentiellement catholique (4 %) ou membre de diverses autres confessions (9 %) comme l’islam ou le bouddhisme.
Les Barbadiens sont les descendants d’esclaves africains venus de la Sierra Leone, de la Guinée, du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Nigeria et du Cameroun. Ils furent massivement déportés vers l’île part les Hollandais, puis par les Britanniques, à partir de 1644. En 1834, l’Emancipation Act permit aux esclaves de reprendre leur liberté, mais ce n’est qu’en 1838 qu’on assista à l’abolition totale de l’esclavage. Mais pour la majorité des Noirs barbadiens, les AfroBarbadians, même après l’abolition de l’esclavage, les conditions de travail demeurèrent très difficiles. Une proportion importante de la population active fut contrainte de continuer à travailler sur les plantations pour des salaires de misère.
Encore aujourd’hui, on peut dire que l’île a hérité d’une société hautement stratifiée où les classes sociales jouent un rôle déterminant. En 1896, la crise économique et une agitation sociale généralisées obligèrent la Grande-Bretagne à constituer une commission royale d’enquête. Les émeutes historiques de 1937 incitèrent l’Angleterre à en constituer une autre qui recommandait notamment de légaliser les syndicats. En 1950, le mouvement de décolonisation s’affirmant de plus en plus, le suffrage universel fut institué. Un gouvernement local composé de ministres fut mis en place en 1954. De 1958 à 1961, la Barbade adhéra à la fédération des Antilles, qui incluait également les îles de Trinité-et-Tobago. La dissolution de cette fédération, en 1961, accéléra le mouvement de certaines colonies antillaises vers l’accession individuelle à l’indépendance. En 1961, Errol Barrow, connu comme le « père de l’indépendance », accéda au pouvoir et prépara l’indépendance de l’île, qui fut proclamée en novembre 1966, dans le cadre du Commonwealth.
Les années qui suivent l’accession à l’indépendance furent marquées par une élévation constante du niveau de vie, plusieurs élections et changements de gouvernement exemplaires, l’institution de l’enseignement primaire et secondaire universel, gratuit et obligatoire et de la gratuité de l’enseignement du troisième degré et enfin, par une diversification des sources de revenu parmi lesquelles figurent désormais le tourisme, les industries légères et l’informatique. L’île adhéra aux Nations unies et à l’Organisation des États américains. Puis, en 1973, la Barbade fut à l’origine de la fondation du Marché commun des Caraïbe, le CARICOM (Caribbean Common Market) dont l’objectif était d’encourager la coopération politique et sociale, ainsi que l’intégration économique de ses membres.
Grâce aux revenus du tourisme, de la canne à sucre et des activités financières, l’économie de l’île connut dans les années quatre-vingt-dix un bon niveau de croissance. À l’initiative d’ Owen Arthur, leader du BLP (le Barbados Labour Party ou Parti travailliste de La Barbade), le processus d’intégration aux autres îles de la région, dans le cadre de l’ Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECS), a été lancé en 1998.
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