Afrodescendants : 1,3 % de Noirs, 37,9 % de Mulâtres (natifs)
Capitale : Cayenne
Population : 203 321 habitants (2007)
Autres groupes : 14 % de Blancs, 12 % d’Amérindiens, 8 % d’Asiatiques, autres
Langue majoritaire : créole
Système politique : Département d’Outre Mer
Superficie : 86 504 Km²
Monnaie : Euro
Dans le nord-est de l’Amérique du Sud, entre le Surinam et le Brésil, la Guyane constitue depuis 1946 un département français d’outre-mer, à l’instar de la Martinique, de la Guadeloupe et de l’île de la Réunion, dans l’océan Indien. La capitale de la Guyane est Cayenne, et les autres grandes villes sont Saint-Laurent-du-Maroni et Kourou.
La population d’origine africaine ou mulâtre est de loin la plus importante, car elle forme plus de 60 % de la population. Elle comprend, en plus des natifs, de nombreux migrants originaires d’Haïti (env. 8 %), du Surinam (env. 6,4 %), de la Martinique, de la Guadeloupe (env. 6,4 %), de la Réunion, entre autres. Les Mulâtres forment environ 38 % de la population totale, et habitent généralement sur le littoral dans les villes de Cayenne, Kourou, Saint-Laurent-du-Maroni et Mana.
Les Guyanais noirs sont beaucoup moins nombreux, et sont estimés à environ 2600 individus. La plupart d’entre eux ont originaires de la Guyana. La Guyane compte également quelques communautés de Noirs marrons, aux mœurs et aux cultures africaines quasi intactes, et estimées à plus de 10 000 personnes. Il s’agit principalement des Boni, des Ndjuka et des Saramaka, auxquels s’ajoutent les Bosh et les Aluku. Les Noirs marrons sont les descendants esclaves fugitifs du Surinam, qui se sont réfugiés et ont vécu dans la forêt. C’est en raison de leur mode de vie en forêt qu’on les appelle les « bush negroes » ou encore Bushi-Nengé ou Bushinengués, pour les identifier. Les Bushinengués vivent surtout sur les rives du fleuve Maroni, qui délimite la frontière entre le Surinam et la Guyane française.
En Guyane, les Noirs marrons sont aujourd’hui considérés comme les « hommes du fleuve », car ils servent de piroguiers professionnels pour les voyageurs. Les Boni ou Aluku , qu’on estime à environ 5000 personnes, vivent sur la rive droite du Maroni, surtout à Apatou, Papaïchton et Maripasoula. Les Ndjuka, entre 6000 et 10 000 personnes, résident également sur les rives du Maroni, particulièrement à Saint-Laurent-du-Maroni, Apatou et Grand-Santi, mais aussi à Kourou et dans la banlieue de Cayenne. Quant aux Saramaka, il y en aurait entre 500 et 8000. Ils résident à Saint-Laurent-du-Maroni et à Kourou, mais d’autres habitent au sud, sur les rives de la rivière Tampoc, un affluent du Maroni, ou à l’est, sur les rives du fleuve Oyapock, lequel délimite la frontière de la Guyane française et du Brésil.
Tous les Noirs marrons parlent le créole du Surinam, que ce soit l’aluku, le boni, le njuka ou le saramaka. Le terme de taki-taki, appelé aussi « bushi-nengé tongo » ou langue des « hommes des bois », est souvent utilisé pour désigner les langues bushinenguées.
Sur le plan économique, les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et des services priment. La métropole soutient financièrement les activités du territoire, car il héberge les activités spatiales françaises et européennes. Celles-ci représentent une part très importante du PIB local, jusqu’à 25%.
Tous les Afrodescendants de la Caraïbe sur Ananzie
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