Afrodescendants : 75 % de Noirs, 15 % de Mulâtres
Capitale : Kingston
Population : 2,7 millions habitants (2004)
Groupes minoritaires : 4 % de Blancs, 3,5 % d’Inde et orient, 1,5 % de Chinois ou Afro-chinois
Langue majoritaire : créole jamaïcain
Système politique : monarchie constitutionnelle, membre du Commonwealth britannique
Superficie : 11 425Km²
Monnaie : Dollar jamaïcain (JMD)
La Jamaïque est un pays insulaire des Grandes Antilles situé à 150 km au sud de Cuba, et séparé d’Haïti par le détroit de la Jamaïque. D’une superficie totale de 11 425 km², l’île de la Jamaïque s’étend d’est en ouest sur environ 250 km, sa largeur maximale ne dépassant pas 80 kilomètres. C’est la troisième plus grande île des Caraïbe, après Cuba (110 860 km²) et l’île d’Haïti (76 480 km²).
Au point de vue administratif, la Jamaïque est divisée en 14 paroisses (« parishes ») : Clarendon, Hanover, Kingston, Manchester, Portland, Saint Andrew, Saint Ann, Saint Catherine, Saint Elizabeth, Saint James, Saint Mary, Saint Thomas, Trelawny et Westmoreland . Celles-ci sont dirigées par des conseils élus au suffrage universel ou administrées par des commissions. En 1993, la population de Kingston (la capitale), avec sa banlieue, était estimée à 525 000 habitants. Suivaient Montego Bay (70 000 habitants), dans le nord-ouest, et Spanish Town (89 000 habitants), dans les terres, à l’ouest de Kingston.
En 2001, la population était estimée à 2,7 millions d’habitants. La population est majoritairement composée de descendants des esclaves noirs amenés sur l’île entre le XVIIe et le XIXe siècle, auxquels se sont ajoutés des Européens et des Asiatiques (Indiens et Chinois). Aujourd’hui, quelque 75 % de la population est d’origine africaine, 15 % d’origine afro-européenne, 4 % d’origine européenne, 3,5 % viennent de l’Inde et du Proche-Orient, 1,5 % sont des Chinois ou des Afro-Chinois.
Plus de 90 % des Jamaïcains parlent le créole jamaïcain (en anglais : Jamaican Patois/Patwa) comme langue maternelle. On peut affirmer que la Jamaïque est un pays très homogène sur le plan linguistique. Le créole jamaïcain résulte d’une combinaison de plusieurs langues de l’Afrique occidentale (Cameroun et Sierre Leone), telles que le twi, le fante, l’ibo et le yorouba, appartenant principalement à la famille nigéro-congolaise, mais également de langues de l’Afrique de l’Ouest comme le Malinké, le Dioula et le Bambara.
Près de 80 % des Jamaïcains sont de confession religieuse chrétienne : des protestants 61,3 % (Church of God , baptistes, anglicans, adventistes Seventh-Day, pentecôtistes, méthodistes, Église-Unie, Brethren, Témoins de Jéhova, moraviens ), des catholiques 4 % et d’autres incluant plusieurs mouvements revivalistes 34,7 % (Rastafaris, Pocomania, , etc.). Le mouvement Rastafari est né à la Jamaïque. Trois jamaïcains sur quatre sont d’origine africaine. Jah ! Que l’Afrique est loin ! Pour les Jamaïcains, adeptes du culte rastafarien, -Dieu s’y appelle Jah- leur île natale est terre d’exil. Et ils rêvent dans leur ghetto, d’un retour vers une Afrique mythique. Un rêve qui crée une nouvelle culture caraïbe sur le rythme du reggae. La Jamaïque a vu naître des genres musicaux à succès, en particulier le reggae, le ragga, le dub et le ska. Se sont illustrés dans ce domaine Bob Marley, The Congos, Jimmy Cliff, Peter Tosh, Barrington Levy, Cornell Campbell, Jacob Miller, Dennis Brown, King Tubby, Tapper Zukie, Garnett Silk ou Sizzla.
L’économie de la Jamaïque est fortement basée sur des exportations de bauxite et le tourisme.Depuis de nombreuses décennies, beaucoup de Jamaïcains ont émigré vers d’autres pays, surtout à la Barbade, aux Bahamas, en Grande-Bretagne, aux États-Unis (Miami, Atlanta, New York, Boston) et au Canada (Toronto). On estime à deux millions le nombre des Jamaïcains résidant hors de leur pays d’origine.
Le nom du pays provient de Xamayca, signifiant la terre du bois et de l’eau, en langue des Arawak. Ils vivaient sur l’île depuis environ sept siècles lorsque Christophe Colomb découvrit la Jamaïque en 1494. La quasi-totalité des Amérindiens fut rapidement décimée par les colons espagnols et on ne comptait déjà plus d’autochtones à la fin du XVIe siècle. Les Espagnols firent alors déporter des esclaves africains vers l’île. En 1655, les Britanniques s’emparèrent de l’île, qui devient officiellement une colonie britannique en 1670, et y introduisirent de nouveaux esclaves noirs venus d’Afrique. Ces esclaves développèrent les cultures de la canne à sucre et du cacao. Les Britanniques firent de la Jamaïque une colonie très productive, mais elle devint aussi l’une des principales plaques tournantes de la traite des Noirs. À la fin du XVIIIe siècle, l’île comptait près de 300 000 esclaves, dont les révoltes régulières rendirent l’île difficile à gérer pour les Anglais.
Les Britanniques ne réussirent jamais à soumettre les Marrons, esclaves fugitifs dont le chef le plus célèbre fut l’irréductible Cudjoe. Lors de la conquête de la Jamaïque par les Anglais en 1655, un grand nombre d’esclaves noirs se réfugient dans le Cockpit, au sud-est de Montego Bay, région qui devient le symbole de la résistance à l’ordre colonial. Après l’abolition de l’esclavage en 1833, les affranchis quittèrent les plantations pour s’établir sur des terres inoccupées de l’intérieur du pays, mettant fin à l’économie fondée sur les grandes exploitations de canne à sucre. L’économie resta dominée par une minorité de planteurs blancs et la population noire commença à se rebeller contre les mesures discriminatoires dont elle faisait l’objet. Une rébellion éclata à Morant Bay en 1865, suivie par un mouvement de révolte qui s’étendit à tout le pays. Cette rébellion aboutit à l’abolition de l’Assemblée locale et l’établissement d’un gouvernement colonial relevant de la Couronne.
L’île connut ensuite une période de relative stabilité pendant laquelle s’implantèrent de grandes compagnies étrangères (par exemple l’américaine United Fruit). L’économie fut orientée vers le tourisme de masse et l’extraction de la bauxite, tandis que beaucoup de Jamaïcains émigrèrent vers la Grande-Bretagne.
Toute la Caraïbe sur Ananzie.net :
Anguilla. 12 000 afrodescendants au coeur des Antilles orientales
Curaçao. 173 400 Afrodescendants au coeur des Antilles occidentales
Les Îles Vierges américaines. 122 000 Afrodescendants au sud de la Mer des Caraïbes
La Barbade. 200 000 Afrodescendants ont bâti une île paisible et prospère
Les Bahamas. Îles de luxe, d’histoire et de cultures noires
Republic of Trinidad and Tobago. La patrie d’Ato Boldon
La République Dominicaine. la seconde plus grande île des Grandes Antilles après Cuba
Sainte-Lucie. 160 000 d’Afrodescendants dans les Îles-du-Vent
Aruba. Première des île ABC, Aruba, Bonaire et Curaçao