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La République Dominicaine

La République Dominicaine. la seconde plus grande île des Grandes Antilles après Cuba

vendredi 11 juillet 2008 | par Tshibwabwa Mua Bay

Afrodescendants : 10 % de Noirs, 75 % de Mulâtres Capitale : Santo Domingo Population : 8,8 millions d’habitants (2004) Groupe minoritaire : 15 % de Blancs Langue majoritaire : Espagnol Système politique : République Superficie : 48 730Km² Monnaie : Peso dominicain (DOP)

La République dominicaine ou República Dominicana, est un État situé dans la partie orientale de l’île d’Haïti qu’il partage avec la république d’Haïti. C’est la seconde plus grande île des Grandes Antilles après Cuba. Elle est limitée à l’ouest par Haïti, mais bordé de tous côtés par l’Atlantique et la mer des Caraïbe au sud. Le pays occupe 64 % de la surface de l’île, soit 48 730 km² dans sa partie orientale. Le pays comprend aussi quelques îles limitrophes, dont Beata au sud-ouest et Saona au sud-est. Sa capitale, et plus grande ville, est Santo Domingo (Saint-Domingue).

En 2001, la population de la République dominicaine était estimée à 8,5 millions d’habitants. La plupart des Dominicains sont issus d’un métissage entre Noirs africains et Espagnols (75 % de la population), les Blancs créoles représentent environ 15 % de la population, les Noirs d’ascendance africaine, 10 %. La grande majorité des Dominicains parlent l’espagnol comme langue maternelle, soit 87 %. On ne compte que deux langues minoritaires : le créole haïtien (environ 2 %) et le créole samaná (0,2 %). La communauté haïtienne (de 500 000 à 700 000 individus) vivant en République dominicaine demeure sans statut juridique adéquat et est souvent confrontée au dénuement économique et à l’ostracisme, voire au racisme. Environ 100 000 travailleurs haïtiens et leurs familles, soit 200 000 à 300 000 personnes, vivent dans des conditions précaires dans quelques 250 bateyes (villages de coupeurs de canne à sucre), répartis dans 16 ingenios (raffineries de sucre).

Dans la presqu’île de Samana au nord-est, vivent quelques milliers de Noirs (environ 8000 locuteurs) parlant ce qu’on appelle le « créole samaná » dont la base lexicale est faite de vocables africains et de mots anglais. Ce sont des descendants d’anciens esclaves venus des États-Unis à partir de 1824 et pratiquant la religion protestante.

L’économie est principalement dépendante de l’agriculture et du tourisme. Le tourisme prend une importance croissante depuis les années 1990. Le tourisme représente plus d’un milliard de dollars et les envois des expatriés, principalement des États-Unis, représentent 1,5 milliard de dollars (2000). Le tourisme et les envois de l’étranger constituent tous deux d’importantes sources de devises. En 1999, le PIB a augmenté de 8,3 %et l’inflation de 5 %.

À l’origine, l’île était peuplée par les Arawak et les Caraïbe. Les premiers autochtones avaient nommé leur île, selon le cas, Ayiti, c’est-à-dire « Terre des hautes montagnes », Quisqueya et Bohio. Lorsque Christophe Colomb aperçut cette île pour la première fois, l’île d’Ayiti comptait probablement quelques centaines de milliers d’habitants. Mais la découverte de l’île d’Hispaniola fut fatale aux populations autochtones. En moins de vingt-cinq ans, les populations autochtones de Santo Domingo furent complètement décimées par les guerres, les maladies et les suicides collectifs.   Les Espagnols firent alors déporter des Noirs d’Afrique pour remplacer les autochtones. Originaires de diverses ethnies, les esclaves noirs parlaient des langues africaines diverses. Durant tout le XVIe siècle, Santo Domingo devint la métropole des colonies espagnoles du Nouveau Monde. À la suite du traité de paix de Ryswick en 1697, l’île fut divisée en deux : la partie occidentale (la future Haïti) revint à la France, tandis que l’Espagne conserva la partie orientale. En 1801, après la grande révolte des esclaves, l’ancien esclave haïtien Toussaint-Louverture prit possession de la partie orientale qu’il souhaitait rattacher à Haïti. Les troupes françaises, défaites à Haïti, parvirent à se maintenir dans la partie orientale de l’île, qui resta rattachée à l’Espagne.

Toutefois, la tyrannie exercée par l’administration espagnole provoqua, en décembre 1821, la révolte des Dominicains qui proclamèrent leur indépendance. L’expérience fut de courte durée. En 1822, le président haïtien Jean-Pierre Boyer annexa la partie orientale. L’antagonisme entre les Noirs d’Haïti, les créoles et les métis hispanophones rendit l’unification de l’île impossible. Une insurrection chassa en 1844 la garnison haïtienne de Saint-Domingue et proclama la République. C’est seulement le 27 février de la même année que le pays prit officiellement le nom de République dominicaine. Cependant, fragilisée par la menace d’une invasion haïtienne, la République dominicaine, conduite depuis 1844 par le président Pedro Santana, demanda l’aide de l’Espagne qui annexa à nouveau le pays. 

Mais la République dominicaine dut faire face au climat menaçant qui continuait de régner sur le pays en raison des Haïtiens qui voulaient contrôler toute l’île. Pendant plusieurs années, s’opposèrent, d’une part, les partisans de la tutelle américaine et, d’autre part, ceux qui prônaient le retour à l’autorité espagnole. En 1906, la République dominicaine signa un traité d’une durée de cinquante ans avec les États-Unis. L’administration et les services douaniers passèrent sous le contrôle des Américains en échange du paiement de la dette.

Élu en 1930 avec le soutien des États-Unis, le général Rafael Leónidas Trujillo y Molina ? gouverna de façon autoritaire. Pendant sa dictature, marquée par une répression impitoyable et un culte de la personnalité sans réserve, Santo Domingo fut renommé Ciudad-Trujillo, l’ensemble de l’économie passa sous son contrôle. Trujillo ordonna également le massacre de nombreux immigrés haïtiens présents sur le territoire dominicain. Le 30 mai 1961, il était assassiné et a fin de la dictature fut suivie du retour des exilés et du rétablissement des partis politiques.

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- Les Bahamas. Îles de luxe, d’histoire et de cultures noires

- Republic of Trinidad and Tobago. La patrie d’Ato Boldon

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- Aruba. Première des île ABC, Aruba, Bonaire et Curaçao

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