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La tribune de Soulstar. Qui n’a pas son parachute ?

La tribune de Soulstar. Qui n’a pas son parachute ?

jeudi 3 juillet 2008 | par Soulstar

C’est une spécialité antillaise aussi répandue que le colombo ou le dombré. Un système de mutation qui permet aux personnes de métropole de vivre aux Antilles ou en Guyane. On les appelle les « parachutés ».

On les retrouve assez souvent chez les professeurs ou encore les forces de l’ordre, qui en plus de se beurrer au soleil, ne font que coller des contraventions plutôt qu’essayer de réduire la criminalité (mais c’est encore un autre problème)

Il est assez intéressant de noter que c’est un vrai parcours du combattant pour certains, alors que pour d’autres, il s’agit d’une simple formalité. Alors posons-nous d’abord la question de savoir qui sont ces fameux privilégiés. Ne prenons pas de pincette, ils sont blancs et pour être franc, bon nombre d’entre eux ne connaissaient des Antilles que la Compagnie créole ou encore ce bon vieux Francky Vincent. Selon la profession, il s’agit assez souvent de gens qui au préalable n’ont rien demandé. Et qui bénéficient d’avantages non considérables : un logement plus que décent, un salaire augmenté et bien entendu, une promotion dans la profession effectuée. A cela s’ajoute une prime d’éloignement qui contrairement à ce que l’on pourrait croire existe toujours. Cette prime considère que l’éloignement de la mère patrie devrait être compensé par une prime, mais bien entendu « tout le monde » ne peut pas en bénéficier...

Pour comprendre ce phénomène il convient d’analyser un fonctionnement bien propre aux Antilles. Depuis les années 50, on a assisté à une fuite des cerveaux antillais qui a connu son apogée pendant les « 30 glorieuses ». En sens inverse, il est possible pour les français (de type caucasien de préférence) d’arriver en masse aux Antilles. Bien entendu on ne les entendra jamais se plaindre d’un tel traitement. Aux Antilles, l’argent coule à flot pour les parachutés. Il est d’ailleurs très rare d’y voir un français au chômage.

Le chômage arrive justement en contradiction avec ces parachutés. Pourquoi faire appel à des gens qui ont déjà un travail, une vie confortable et qui assez souvent sont au bord de la retraite, alors que dans les îles les 18-25 ans sont à 60% chômeurs ? Une question que les médias locaux ne se posent évidement pas. Et pour cause, les dirigeants sont tous des parachutés... Par exemple, lors des réunions du type Medef, version antillaise, on ne trouvera en majorité que des français de Métropole.

Et les Antillais dans tout ça ? Ont-ils le temps de se plaindre ? Pour ainsi dire non, les parachutés font partie du décor. Pourtant il y a de quoi se plaindre, car parmi les Antillais vivant en métropole, nombreux sont candidats à un retour au pays et souhaite participer au développement de leurs îles (à la différence des parachutés). Mais très peu sont choisis, ce qui s’apparente à la « green card » aux États-Unis. On entend assez souvent des cas de professeurs antillais qui attendent au moins 10 ans pour revenir dans leur pays d’origine. En comparaison un parachuté n’attendra que quelques mois après cette fameuse lettre de sortie…

Quant aux Antillais "locaux", ils préfèrent passer leurs nerfs sur les Haïtiens, qui malgré le fait qu’ils n’ont rien à voir avec tout ça, apparaissent en parfait bouc-émissaires. Comble de l’ironie, les médias les décrivent comme ralentisseurs de l’économie et les accusent de voler les emplois des Antillais… Cherchez l’erreur…

La Tribune de Soulstar :

- Nos artistes ont du talent…

- Présentez armes !

- « Un mac-baby noir à emporter, s’il vous plaît ! »

- Nègre, Black, Noir, Afro... Dis moi ce que tu es, je te dirai qui tu es !!!

- L’esclavage sera supprimé des manuels scolaires

- Toujours les mêmes… rappeurs sur les plateaux télé

- Spéciale dédicace aux Antillais de la génération Châtelet…

- Ô Placard, la chaîne des Dom-Tom pour touristes…

- Le Business de l’Humanitaire. ONG en Afrique. Viens chercher bonheur…

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