Population : 1,8 millions d’habitants (2004)
Capitale : Gaborone
Villes principales : Francistown, Lobatsi, Serowe, Selebi-Pikwe, Tutume, BobonongGroupes ethniques : Bakgatla, Bakwena, Bamelete, Bamangwato, Bangwaketse, Barolong, Batawana, Batlokwa
Langues : Tswana, Shona, Khoisan
Système politique : République démocratique parlementaire
Président : Festus Mogae
Monnaie : Pula (BWP)
La république du Botswana est un pays d’Afrique australe, limité au nord et à l’ouest par la Namibie, au nord par la Zambie, à l’est par le Zimbabwe, et au sud-est et au sud par l’Afrique du Sud. La superficie totale du Botswana est de 581 730 km², soit l’équivalent de la France. Sa capitale est Gaborone, située au sud-est près de la frontière sud-africaine. Au point de vue administratif, le pays est divisé en neuf districts et quatre conseils de ville : Francistown, Gaborone, Ghanzi, Kgalagadi, Kgatleng, Kweneng, Lobatse, Selebi-Pikwe.
La densité de population du botswana est très faible, elle ne dépasse pas 2,7 habitants au kilomètre carré. L’essentiel de la population est concentré dans la partie orientale du pays, où l’on trouve les principales villes : Gaborone, la capitale, Francistown (65 000 habitants), Selebi-Phikwe (39 700 habitants), Molepolole (37 000 habitants) et Kanye (31 300 habitants). Le pays doit son nom au peuple Tswana (Botswana signifie « pays des Tswana »), lui-même composé de huit groupes principaux, et qui constitue la très grande majorité de la population (71,1 %) : les Bakgatla, les Bakwena, les Bamelete, les Bamangwato, les Bangwaketse, les Barolong, les Batawana et les Batlokwa. Toutes les ethnies du Botswana sont Bantou ou des Khoïsan.
La majorité de la population (71,1 %) parle le Tswana (appelé également Setwsana), une langue bantou étroitement apparentée au Sotho. Les langues minoritaires (au nombre d’une trentaine) se répartissent en trois groupes distincts : les langues bantou (la majorité), les langues khoïsan et les langues germaniques (afrikaans et anglais). Les langues khoïsanes sont très particulières, car elles comptent des consonnes dites « à clics ».
Le Botswana est l’un des rares pays africains à avoir connu une croissance économique rapide sur une longue période. Le Pays est riche en gisements miniers avec près de 21,1 millions de carats de diamants/ an ( Le Botswana occupe le 2ème rang mondial), du nickel, du cuivre, de l’argent, du cobalt, du sel, du bicarbonate de soude, du charbon, ded pierres semi-précieuses et de l’argile. Pendant les trois dernières décennies, le revenu réel par habitant du Botswana a augmenté de plus de 7% par an, ce qui est comparable aux taux de croissance réalisés par les pays comme la Corée et la Thaïlande. Exceptionnellement, cette croissance, facilitée par la richesse minière (80% des revenus de l’Etat), n’a mené ni à des enclaves isolées, comme le Cabinda en Angola, ni à des dépenses imprudentes. La croissance s’est poursuivie grâce à des réformes structurelles dans l’économie, bien que la croissance dans les secteurs minier et public ait ralenti.
Le bilan du Botswana dans le domaine du développement humain est également impressionnant, à l’exception de la pandémie du SIDA. L’accent principal a été mis sur l’éducation et la santé dans tout le pays. Durant les dernières décennies, l’équilibre en matière de parité hommes-femmes s’est établi d’une manière consistante, particulièrement en matière de scolarisation de la population féminine, qui a enregistrée une croissance de plus de 50% des inscriptions dans les écoles primaires. Les inscriptions dans les écoles secondaires et les universités, ont également enregistré une forte augmentation.Dans le domaine de la santé, pratiquement tous les habitants des zones urbaines et presque 83% des populations rurales sont à moins de 15 kilomètres d’un service de santé. Le système de soin au Botswana a fait baissé de façon remarquable les taux de mortalité infantile, de 100 par 1000 naissances vivantes en 1971, à 45 en 1991. L’espérance de vie (avant de tenir compte de l’impact du VIH/SIDA) est passée de 50 ans, à l’indépendance en 1966, à 60 ans et plus au début des années 90.
Dans la même série :
Le Ghana. Terre des Akan, Fanti, Ashanti, Ewé et du Kente
Le Kenya. Terre des Massaï, des Luo, des Kalenjin, des Kikuyu et des Luyia
Le Burkina Faso. La patrie des hommes intègres…
Le Cameroun. 17 millions d’âmes et une mosaïque de plus de 200 groupes ethniques