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Le Burkina Faso

Le Burkina Faso. La patrie des hommes intègres...

samedi 29 septembre 2007 | par Tshibwabwa Mua Bay

Population : 13, 9 d’habitants (2006) Capitale : Ouagadougou Villes principales : Bobo Dioulasso, Koudougou, Ouahigouya, Banfora, Kaya Groupes ethniques : Mossis, Gourmantchés, Peuls, Bissas, Gourounsis, Samos, Markas, Bobos, Sénoufos,Lobis Langues : mooré, dioula, peul (ou poular ou foulfoudé), dogon, bissa, lobi, lyélé, marka Système politique : République Président : Blaise Campaoré Monnaie : Franc CFA

Le Burkina est un État d’Afrique de l’Ouest enclavé entre le Mali au nord et à l’ouest, le Niger à l’est, le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d’Ivoire au sud. Sa superficie est de 274 200 km². Le pays s’est appelé Haute-Volta jusqu’en 1984. Le nom actuel du pays, Burkina Faso, date du 4 août 1984. Il signifie « la patrie des hommes intègres » en langues locales mooré (burkina signifiant « intègre ») et bamanakan (faso se traduisant par « patrie »). C’est une combinaison des deux langues principales du pays ; le mooré parlé par les Mossi, ethnie majoritaire du Burkina, et le bamanakan ou « langue des Bambara » ou des Dioula. "Burkinabè", qui désigne l’habitant (homme ou femme) est en foulfouldé, langue parlée par les Peulh, peuple d’éleveurs nomades, présents dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest. À partir de 1991, ayant accédé à la démocratie, le pays est appelé simplement Burkina. Sa capitale est Ouagadougou ( 1 391 520 d’habitants). Le Burkina est divisé en 45 provinces. L’ancien nom de Haute-Volta était associé à celui désignant trois cours d’eau importants : la Volta noire, la Volta blanche et la Volta rouge, aujourd’hui appelés respectivement Mouhoun, Nakambé et Nazinon.

Avec ces 13,9 millions d’habitants, le Burkina Faso est un des États les plus peuplés de l’Afrique de l’Ouest. La population du Burkina est composée d’une soixantaine d’ethnies. Les Mossi constituent l’ethnie majoritaire (environ 53 %) et vivent dans le centre du pays. Les autres groupes importants sont respectivement : les Gourmantchés (7 % de la population) à l’est, au nord les Peulhs (7,8 %), au sud les Bissas (3 %) et les Gourounsis (6 %), au sud-ouest les Samos (2 %), Markas (1,7 %), Bobos (1,6 %), Sénoufos (2,2 %) et Lobis (2,5 %).   Parmi la cinquantaine de langues parlées, et appartenant dans leur majorité au groupe linguistique nigéro-congolais, trois langues ont le statut de langues nationales : le mooré (ou mossi), le dioula et le foulfoudé (ou fulbé appelé aussi poular ou peulh, selon les régions). Le mooré est la langue la plus répandue. Parlée par 53 % de la population du Burkina, c’est surtout la langue des Mossis et des Gourounsis. Le mooré (ou mossi) est aussi parlé dans les pays voisins tels que le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Mali ; on peut estimer le nombre de locuteurs du mooré à cinq millions. Le dioula (8,8 %), dérivé du bambara, est la langue du commerce. C’est la langue véhiculaire de l’Afrique de l’Ouest, connue et utilisée historiquement du Sénégal au Nigeria par tous les commerçants ; on estime que de trois à quatre millions de personnes peuvent s’exprimer dans cette langue (langue maternelle ou seconde langue). Le foulfoudé (6,6 %), est la langue des Peuls. Le nombre de ses locuteurs de tous les pays se situe autour de trois millions.

L’agriculture représente 32% du produit intérieur brut et occupe 80% de la population active, en dépit de l’aridité du sol qui rend la difficile. Il s’agit principalement d’élevage mais également, surtout dans le sud et le sud-ouest, de culture de sorgho, de mil, de maïs, d’arachides, de riz et de coton. L’économie du Burkina Faso résiste tant bien que mal à la chute des cours mondiaux du coton, principale ressource d’exportation. Il convient par ailleurs de citer quelques productions minières : cuivre, fer et surtout or.

De par sa croissance démographique, le Burkina Faso connais un forte émigration : on estime que 3 millions de burkinabè vivent en Côte d’Ivoire. Selon la banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest, ces migrants rapatrient chaque année des dizaines de milliards de francs CFA au Burkina Faso. Depuis les expulsions du Ghana en 1967, cette situation provoque également des tensions avec les pays d’accueil. La dernière crise remonte aux événements de 2003 en Côte d’Ivoire, qui ont entraîné le retour de 300 000 migrants. La Côte d’Ivoire, voisine, est en crise, et son président, Laurent Gbagbo, accuse le Burkina Faso d’armer et d’influencer la guerilla du nord du pays. Ces relations tendues ont entrainé la fermeture de la frontière et freiné considérablement les échanges commerciaux entre les deux pays. Malgré cela, l’économie est en croissance et permet petit à petit au pays de s’équiper. Le taux de +5.2% en 2002 a permit au FMI d’alléger la dette de près d’1 milliard de $, soulageant du même coup les finances publiques. Le Burkina Faso est membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.

Dans la même série :

- Le Ghana. Terre des Akan, Fanti, Ashanti, Ewé et du Kente

- Le Kenya. Terre des Massaï, des Luo, des Kalenjin, des Kikuyu et des Luyia

- Le Botswana. Une croissance économique rapide et durable au pays du Setswana

- Le Cameroun. 17 millions d’âmes et une mosaïque de plus de 200 groupes ethniques

- Le Bénin. Berceau du Vaudou et de la culture Fon

- La Côte-d’Ivoire. Une mosaïque de peuples et de cultures, baignée par le golfe de Guinée et l’océan Atlantique

Portfolio

Carte Armoiries Moquée de Dioulasso-Ba Masques Bobo
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