Population : 32 millions d’habitants (2004)
Capitale : Nairobi
Villes principales : Mombasa, Kisumi, Nakuru, Eldoret, Thika, Nyeri, Nanyuki, Kitale, Malindi, Kericho
Groupes ethniques : Kikuyu, Luyia, Luo, Kalenjin, Kamba, Massaï
Langues : Kikuyu, Luo, Luyia, Kamba, Kalenjin, Gusii, Meru
Système politique : République
Président : Mwai Kibaki
Monnaie : Shilling
Le Kenya est un pays d’Afrique de l’Est, bordé au nord par le Soudan et l’Éthiopie, à l’est par la Somalie et au sud par la Tanzanie. Son nom provient de celui de son plus haut sommet, le mont Kirinyaga, signifiant en Kikuyu "Mont Brillant" ou "Mont de l’autruche " selon les interprétations. Le Kenya, dont la capitale est Nairobi, couvre une superficie de 582 646 km². Le Kenya possède plus de 400 km de côtes bordées d’îles (Lamu, Pate), séparées de l’océan Indien par des récifs de corail.
Le Kenya est divisé en huit provinces administratives : Centre, Côte, Est, Nord-Est, Nyanza, Rift Valley, Ouest et le district de Nairobi. Chacune d’elles est gérée par un conseil consultatif dont les membres sont nommés par le président de la République. La région de Nairobi est dotée d’un statut spécial. Une large autonomie est accordée aux autorités locales qui perçoivent leurs propres taxes pour financer la santé publique et l’enseignement, les projets de route ou de construction, les plans de sécurité sociale. La capitale, Nairobi, est la plus grande ville 3,3 millions d’habitants. Le premier port maritime est Mombasa, avec ses 777 100 habitants. Kisumu est le principal port kenyan situé sur le lac Victoria. Les villes d’Eldoret, au nord-est de Kisumu sont d’importants liens ferroviaires. La province la plus importante du point de vue démographique est la Rift Valley, qui abrite environ 24,5 % de la population, suivie de la province de l’Est, 16,9 %, de Nyanza,15,4 %, et celle du Centre,13,6 %.
Le pays est multiethnique, car il compte près de 70 ethnies, dont quelques 30 à 40 sont officiellement reconnues. Parmi ces diverses ethnies, cinq d’entre elles forment plus de 70 % de la population : les Kikuyu (20 %), les Luyia (14 %), les Luo (12 %), les Kalenjin (11 % et les Kamba (11 %). Près de la moitié des Kenyans sont d’origine bantoue (Kikuyu, Kamba et Luyia). Les Massaï et les Luo appartiennent au groupe nilotique auquel se rattachent également les Kalenjin.
Les langues kenyanes, très nombreuses, se répartissent en trois grandes familles linguistiques principales : la famille bantoue, la famille chamito-sémitique et la famille nilotique. Dans toute la partie orientale du pays, on trouve des langues couchitiques appartenant à la famille chamito-sémitique : somali, rendille, galla, borana/boran, gabbra, orma et sakuye. Le long des côtes et dans le centre du pays, ce sont des langues bantoues : luya (abaluhyia), kisii, kuria, gusii, kikuyu, kamba/akamba/wa-kamba, meru, embu, tharaka, mbere, mijikenda, taveta, pokomo, taita. Le swahili jouit d’un statut particulier parmi les langues bantoues. Non seulement c’est une langue officielle, mais il sert également de langue véhiculaire inter-ethnique, puisqu’il est parlé par plus de 40 % de la population. Cette langue est fragmentée en plusieurs variétés : amu, bajun, pate, mvita, vumba, ozi, fundi, siyu, shela, etc. Enfin, dans tout l’Ouest, ce sont surtout des langues nilotiques ou nilo-sahariennes : luo, iteso, turkana, maasai, samburu, njemps, nandi, kipsigi, elgeyo, sabaot, marakwet, tugen, terik, pokoot.
La majorité de la population, 66 % est de religion chrétienne, alors que 26 % pratiquent des religions africaines et 6 % sont des musulmans.
Le Kenya est un pays qui a peu de ressources minérales, ses sources d’énergie sont limitées à l’exploitation hydroélectrique du bassin de la Tana. L’agriculture employait 19% de la population active et représentait 15,8% du PIB. Le Kenya atteint l’autosuffisance pour l’ensemble des denrées alimentaires de base. La première culture vivrière est le maïs. Viennent ensuite le sorgho, les pommes de terre, les haricots, les arachides et le tabac, cultivés sur les hauts plateaux, principale région agricole. La canne à sucre, le blé, le manioc, l’ananas, le coton et les noix de cajou sont produits sur les plaines côtières.
La principale culture commerciale est le thé, suivie de loin par le café. Une industrie des fleurs coupées (production, transformation et vente) s’est développée. Elle fait vivre 500 000 Kenyans et rapporte à l’économie nationale 200 millions de dollars par an, constituant la troisième source d’entrée de devises du pays, après le thé et le tourisme. Elle représente 15% de ses exportations. Ainsi, le Kenya est devenu le premier fournisseur de roses de l’Union européenne.
L’élevage pour la viande et les produits laitiers est important. En 2005, le Kenya possédait environ 12 millions de têtes de bovins, 10 millions d’ovins et 12 millions de caprins. La pêche, essentiellement pratiquée dans les fleuves et les lacs de l’intérieur, suffit à satisfaire le marché local.
Le secteur minier occupe une place très faible dans l’économie kenyane (soude, sel, fluor et minerais). D’importants gisements de plomb et d’argent ont cependant été découverts près de Mombasa. Bien qu’en expansion, le secteur industriel occupe une place modeste au sein de l’économie locale : en 2003, il occupait 20% de la population active et représentait 19,6% PNB. Il concerne essentiellement l’agroalimentaire, dont la production est destinée à la consommation locale.
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