Sur 2 380 délégués présents à la convention nationale du Parti Républicain ce 3 septembre, seuls 36 étaient noirs. Aucun républicain noir n’a été élu au poste de gouverneur, au Sénat ou à la Chambre des représentants depuis six ans. La convention à vu défiler des leaders politiques blancs, s’adressant à public essentiellement blanc. Sur le terrain de la diversité, le parti démocrate remporte le duel haut la main avec d’Afro-américains 25 % parmi ces délégués. Lors de la convention démocrate qui a vu le sacre de Barack Obama, les musiciens noirs Stevie Wonder et John Legend se sont produits et le fils du révérend Martin Luther King a même fait un bref discours d’introduction.
Le parti républicain ne semble pas en phase avec la réalité démographique de leur pays. Ce ne n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de séduire l’électorat noir et hispanique. Mais la gestion catastrophique du gouvernement Bush lors de l’épisode Katerina, qui avait fait 1 800 morts dans le sud du pays, et la politique anti-migratoire du même gouvernement, a provoqué la colère et le rejet des républicains au sein des minorités. L’absence de cette électorale, toute acquise au candidat Obama, pourrait elle coûter à John MCain une investiture à la maison blanche ? Rien n’est moins sur. Les blancs restent largement majoritaires aux Etats-Unis avec plus de 70% de la population. De plus, les républicains peuvent compter sur les femmes et la classe ouvrière, qui se rendent plus aux urnes que les autres groupes.