Population : 9,5 millions d’habitants (2004)
Capitale : N’Djamena
Villes principales : Sarh, Moundou, Abéché, Bongor, Doba, Lai, Koumra, Kélo
Groupes ethniques : Baguirmien, Fitri Batha, Gorane, Hadjaraï, Kanem-Bornou, Iro, Mayo-Kebbi, Ouaddai, Peulh, Sara, Tandjilé, Kirdi
Langues : Gorane, Hadjaraï, Kanem-Bornou, Iro, Peulh, Sara-gambaï, Tandjilé, Kirdi
Système politique : République
Président : Idriss Déby Itno
Monnaie : Franc CFA
La République du Tchad, est un pays enclavé de l’Afrique centrale, qui couvre une superficie de 1,2 million de kilomètres carrés. Ce pays est limité au nord par la Libye, à l’est par le Soudan, au sud par la République centrafricaine, au sud-ouest par le Cameroun et par le Nigeria, à l’ouest par le Niger. Le Tchad est le cinquième plus grand d’Afrique noire après le Soudan et le Congo-Kinshasa. Ce vaste pays est situé dans une zone qui sépare le Maghreb et l’Afrique noire.
Le Tchad est divisé en 14 préfectures : Batha, Biltine, Borou-Ennedi-Tibesti, Chari-Baguirmi, Guera, Kanem, Lac, Logone occidental, Logone oriental, Mayo-Kebbi, Moyen-Chari, Quaddai, Salamat et Tandjilé. La capitale, N’djamena, est la plus grande ville avec 1,3 million d’habitants. Les autres grandes agglomérations sont Sarh, Moundou et Abéché. Le nom du pays vient de celui du lac Tchad, une nappe d’eau peu profonde et d’étendue variable partagée part le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun.
Le Tchad comptait 8,71 millions d’habitants en 2001. La densité absolue de peuplement est faible avec seulement 6,8 habitants au km², mais la majeure partie de la population est concentrée dans les zones fertiles, au sud des fleuves Logone et Chari, ainsi que dans les zones urbaines où vivent 23 % des Tchadiens. Autrement dit, on constate une très forte concentration dans le Logone occidental, le Mayo-Kebbi, le Moyen-Chari et le Chari-Baguirmi, ainsi qu’un faible peuplement dans le Biltine, le Salamat et le Lac, mais surtout dans le Kanem et le Borou-Ennedi-Tibesti. La population tchadienne est donc très inégalement répartie dans l’espace géographique national, car il faut comprendre qu’au Tchad l’occupation humaine obéit aux conditions climatiques.
Les Peulh et ainsi que de populations métissées pratiquent l’élevage dans le centre du pays. Les Toubou, population nomade, se déplacent entre les oasis de Libye et le lac Tchad. Ils sont divisés en trois groupes : au nord, les Teda, éleveurs de chameaux, au sud-est, les Goranes ou Daza, éleveurs de bovins, au sud de l’Ennedi, les Zaghawa. Pour leur part, les populations noires dominantes au sud du pays sont les Sara-Gambaï, un peuple d’agriculteurs, et les Kirdi. Les Hadjaraï sont installés de très longue date dans le massif de la Guera. À l’ouest, des Haoussa assurent le commerce entre le Nigeria et la Libye.
Le Tchad est composé de nombreux groupes ethniques. Les 12 principaux sont dits "Arabisés" (12,3 %) : les Baguirmien (1,5 %), les Fitri Batha (4,7 %), les Gorane (6,3 %), les Hadjaraï (6,7 %), les Kanem-Bornou(9 %), les Iro (0,5 %), les Mayo-Kebbi (11,5 %), les Ouaddai (8,7 %), les Peulh (2,4 %), les Sara-Gambaï (27,7 %), les Tandjilé (6,5 %). Au sein de la population tchadienne règne une grande diversité linguistique. On dénombre plus de 130 langues réparties en trois grandes familles linguistiques : chamito-sémitique, nilo-saharienne et nigéro-congolaise.
L’une des caractéristiques marquantes de la population tchadienne est le clivage Nord/Sud, car le pays résulte de l’assemblage d’un Nord et d’un Sud très distincts et historiquement antagonistes. Le Nord, composé d’anciens sultanats a dominé le pays en pratiquant une politique de razzia à l’encontre du Sud, le Dar El Abid, le pays des esclaves. Le Nord possède à la fois une population nomade et sédentaire, tandis que l’ensemble est très fortement islamisé. Le Sud, moins étendu et plus peuplé, est majoritairement sédentaire, animiste et chrétien.
Le Tchad est aux trois-quarts rural. L’agriculture et l’élevage du bétail sont les activités dominantes. La mise en exploitation des gisements pétroliers depuis 2003, a été très encadrée par la Banque mondiale. Elle pourrait avoir des effets importants sur l’économie tchadienne. Dès 2004, le pétrole représentait plus de 80% des exportations nationales, permettant à la balance commerciale de devenir nettement excédentaire.
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