Afrodescendants : 6 % de Noirs
Capitale : Brasilia
Population : 186,6 millions d’habitants (2005)
Autres groupes : blancs 53%, pardos 39%, asiatiques 1%, indiens 1%
Langue majoritaire : portugais
Système politique : République fédérale
Superficie : 8,5 millions Km²
Monnaie : Real
Le Brésil est le plus grand État d’Amérique du Sud avec ses 8,5 millions de km2 de superficie, et il couvre près de la moitié de la superficie du continent sud-américain. Le pays est bordé à l’est et au nord par l’océan Atlantique, et il est limité au nord par le Venezuela, la Guyana, le Surinam et la Guyane française. À l’ouest, ce sont l’Argentine, le Paraguay, la Bolivie et le Pérou, au nord-ouest, la Colombie et au sud, l’Uruguay.
Le Brésil regroupe 26 États fédérés et un district fédéral qui est également la capitale du pays, Brasilia. Les États se répartissent en cinq régions administratives : le Nord, avec les états de Acre, Amapá, Amazonas, Pará, Rondônia, Roraima, Tocantins ; le Nord-Est ou Nordeste, avec les états d’Alagoas, Bahia, Ceará, Maranhão, Paraíba, Pernambouc, Piauí, Rio Grande do Norte, Sergipe ; le Sud-Est ou Sudeste, qui abrite les états de Espírito Santo, Minas Gerais, Rio de Janeiro, São Paulo ; le Sud, qui compte les états de Paraná, Rio Grande do Sul, Santa Catarina ; le Centre-Ouest auquel est rattaché le district fédéral de Brasilia ainsi que les états de Goiás, Mato Grosso, Mato Grosso do Sul.
La distribution régionale du Brésil correspond à la répartition ethnique du pays. Le peuple brésilien est traditionnellement divisé en trois grands groupes ethniques : Les Mulâtres, les Blancs et les Noirs. Mais le très grand brassage racial qui a émaillé l’histoire de ce pays a rendu cette catégorisation aléatoire. Le recensement de 1998 indiquait 8 % de Noirs, soit entre 12 et 14 millions d’individus, 40 % de Blancs, 50 % de Métis et 2% pour les autres minorités, dont 0,1 % d’Amérindiens.
Mais la réalité est beaucoup plus complexe, car la catégorie des Métis comprend aussi bien les personnes d’origine européenne et amérindienne, appelées Caboclos ou Mamelucos, les personnes d’ascendance africaine et européenne, appelées Mulatos, ainsi que les personnes d’origine noire et amérindienne, appelées Cafuzo. Lors du recensement de 1990, l’Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística (Institut brésilien de géographie et de statistique) avait relevé plus de 100 nuances de couleur dont les individus interrogés s’attribuaient les caractères, avec pour principale souci de s’éloigner autant que possible de la couleur noire.
Les Brésiliens utilisent le mot cor qui signifie « couleur », plutôt que raça, qui désigne la « race », pour désigner l’origine des individus, preto, signifiant « noir », branco, « blanc », et pardo , « sang mêlé ». Ces distinctions ne reposent pas sur des critères de classifications scientifiques, mais sur la simple apparence physique. De plus, les distinctions sont subjectives, car un Mulâtre qui serait considéré comme « noir » en Europe ou en Amérique du Nord pourrait être perçue comme « blanc » au Brésil. Bref, la classification reste souvent affaire de perception individuelle et de statut social.
La population afro-brésilienne était estimée à 9 millions d’individus en 1998, mais aujourd’hui, elle n’est plus estimée qu’à 6%. Au Brésil, l’infériorité numérique de la population noire est inversement proportionnelle à son influence culturelle qui touche toutes les strates de la société, et ce depuis l’époque coloniale. Sur le plan religieux avec le Candomblé, l’Umbanda et bien d’autres formes de spiritismes, Sur le plan linguistique, avec la très forte influence des langues Kongo, Sur le plan musical, avec la samba, la bossa et d’autres courants beaucoup moins connu comme, le batuque, le funk afro, etc. sur le plan culinaire, la grande majorité des plats brésiliens sont d’inspiration africaine, et la base de l’alimentation de la poluation noire reste le manioc, l’huile de palme ou "oilo de dênde" , les haricots rouges et le gombo. Il ne s’agit là que d’une infime partie des apports culturels de la population afro-brésilienne, érigés en "culture nationale" au Brésil.
Les Afro-brésiliens sont parmi les rares populations de la diaspora noire a avoir réussi à conserver des pans entiers de leur héritage africain quasi-intacte. La grande majorité des Afro-brésiliens sont des descendants d’esclaves originaires du Bassin du Congo, à savoir les actuels Congo-Kinshasa, Congo-Brazzaville et l’Angola. Dans les régions du nordeste et notamment Bahia, on trouve également de nombreux descendants d’esclaves d’origine ouest africaine, Youruba (Nigéria), Haussa ( Guinée), Mina et Fon ( Bénin et Togo).
Depuis la naissance du mouvement « conscience noire » il y a quelques années les Noirs du Brésil se sont rebaptisés Afro-brasileiros ou Afro-brésiliens. En ce qui concerne la répartition ethnique de la population afro-brésilienne sur le territoire brésilien, celle-ci est essentiellement concentrée dans les vieilles zones de plantations où la traite négrière avait massivement déporté les Africains. Il s’agit des régions du Nordeste, en particulier à Pernambuco et à Bahia, d’une partie du Sudeste, surtout à Rio de Janeiro, dans l’État de Minas Gerais et dans l’État de Sao Paulo.
Comme dans beaucoup de pays d’Amérique latine, la très grande majorité de la population noire se trouve au bas de l’échelle sociale, victime d’un racisme aussi subtile que violent. Reléguée dans les favelas, son taux de chômage frôle les 95 % et son taux d’alphabétisation atteint à peine les 5%. La question des quotas se fait de plus en plus pressante au Brésil, et certaines universités privées ont devancé l’Etat, qui traine encore des pieds sur cette question. Mais comme le montre l’influence grandissante du mouvement « conscience noire », une petite élite intellectuelle se charge désormais de faire entendre la voix de cette population au plus au haut sommet de l’Etat.
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