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Les Bahamas

Les Bahamas. ÃŽles de luxe, d’histoire et de cultures noires

lundi 23 juin 2008 | par Tshibwabwa Mua Bay

Afrodescendants : 80% de Noirs, 5% de Mulâtres Capitale : Nassau Population : 325 500 habitants (2004) Groupes minoritaires : 12% de Blancs, 3 % d’asiatiques et d’hispaniques Langue majoritaire : créole bahaméen Système politique : régime parlementaire Superficie : 13 940 Km² Monnaie : Dollar des Bahamas (BSD)

Les Bahamas sont un État de l’Atlantique Nord situé au nord des Grandes Antilles. De son nom officiel « Commonwealth des Bahamas », il est composé d’un vaste archipel de quelque 700 îles, qui s’étendent sur 1200 Km du sud-est de la Floride jusqu’à l’extrémité orientale de Cuba. Les îles Bimini, les plus à l’ouest, sont situées à 97 Km au large de Miami. Seulement 5 % des îles sont habitées. New Providence, où vit plus de la moitié de la population bahaméenne, est l’île principale, où siège la capitale, Nassau. Les autres îles importantes sont Andros, Eleuthera, Grand Bahama, Great Abaco, Great Inagua, Harbour, Long, Mayaguana et San Salvador. Les Bahamas comptent une superficie de 13 939 km². Outre Nassau, la seule autre grande ville est Freeport, sur l’île de Grand Bahama.

Une frange de la population bahaméenne est désignée par le terme de Mulatto, « Mulâtres », en raison du métissage important qui la caractérise. Les Noirs et les Mulâtres comptent pour au moins 85 % de la population des Bahamas, contre 12 % pour les Blancs et 3 % pour les Asiatique et les Hispaniques. La population bahaméenne se compose de descendants des premiers colons anglais et de descendants d’anciens esclaves africains. Certains Blancs descendent des puritains anglais du XVIIe siècle, de loyalistes fuyant la Révolution américaine de 1776 et de sudistes américains après leur défaite de 1865.

Outre le créole bahaméen, d’autres langues sont parlées aux Bahamas : le créole jamaïcain et le créole haïtien. On ne connaît pas bien le nombre exact de Jamaïcains et d’Haïtiens résidant aux Bahamas. Des évaluations officieuses suggèrent que de 20 % à 25 % des étrangers soient des Haïtiens ou des Jamaïcains, mais surtout des Haïtiens, ce qui en ferait maintenant la minorité la plus importante des îles. On estime que de 30 000 à 40 000 citoyens haïtiens résideraient (approximativement 12 % de la population totale) aux Bahamas, mais des observateurs affirment qu’un nombre beaucoup plus considérable serait entré clandestinement dans le pays. La langue parlée par les Haïtiens et les Bahaméens d’origine haïtienne est le créole haïtien. celui-ci mêle lexicaque français mais surtout grammaire africaine. Quant aux Jamaïcains, ils parlent parlent le créole jamaïcain (en anglais : Southwestern Caribbean Creole English ou créole caraïbéen du Sud-Ouest). Le créole jamaïcain ne diffère pas beaucoup du créole bahaméen, mais l’intercompréhension entre le créole haïtien et les autres créoles des îles est assez difficile. En ce qui a trait aux religions, les Bahaméens sont baptistes (32%), anglicans (20%), catholiques (19%), méthodistes (6%), ou sont adeptes de l’Église de Dieu (6%) ou d’autres confessions protestantes (12%). quelque 5 % de la population ne professe aucune religion ou pratique le bouddhisme.

Les Bahamas forment une nation stable et développée avec une économie fortement dépendante du tourisme ainsi que des banques offshore. Le tourisme compte à lui seul pour 60% du PIB et emploie directement ou indirectement la moitié des personnes en âge de travailler de l’archipel. Une augmentation permanente de la capacité d’accueil et un décollage des constructions de nouveaux hôtels, de centres de vacances et de résidences ont permis une bonne augmentation du PIB ces dernières années. L’industrie et l’agriculture réunis contribuent à un dixième du PIB et ne progressent que faiblement, malgré les incitations gouvernementales dans ces secteurs pour pallier la dépendance dans le tourisme provenant des États-Unis.

Les premiers habitants des Bahamas étaient des Arawak. Il y a environ 1500 ans, ceux-ci ont commencé à immigrer du Venezuela pour se disperser dans les îles des Antilles, dans un secteur que nous appelons maintenant la Caraïbe. Les premiers Européens à résider en permanence dans les îles des Bahamas furent les Britanniques qui s’installèrent vers 1648. Dès cette époque, les pirates furent attirés par l’archipel qui leur permettait de se cacher. Les plantations de coton alimentées par la traite négrière y furent établies, mais l’abolition de l’esclavage en 1834 allait leur faire perdre leur compétitivité par rapport à celles des États-Unis, restées esclavagistes. Après la Révolution américaine (1775-1783), beaucoup de loyalistes ont immigré vers les Bahamas et ont amené avec eux des esclaves noirs pour travailler dans les plantations de coton. Mais le sol s’épuisa, ce qui engendra tant le déclin de l’économie qu’un affaiblissement de la résistance de la population, qui fut décimée par l’épidémie de choléra qui sévit au milieu du siècle.

Suite aux mouvements indépendantistes, en 1964, la Grande-Bretagne doit céder l’autonomie interne aux Bahamas. Le Parti libéral progressiste remporta les élections législatives de 1967, et son dirigeant, Lynden Pindling, fut nommé premier ministre. L’indépendance fut proclamée le 10 juillet 1973. Pindling resta au pouvoir jusqu’au début des années quatre-vingt-dix, mais le chômage chronique et la corruption du pouvoir sapèrent son assise. Aussi, en août 1992, les élections législatives furent remportées par le Mouvement national libre et son dirigeant Hubert Ingraham devient premier ministre. À l’issue des élections générales de mars 1997, ce dernier a renforcé sa majorité, tandis que Perry Christie, successeur de Pindling, toujours accusé de corruption, à la tête du parti de l’opposition, n’a obtenu que 6 sièges sur 40 à l’Assemblée. Les Bahamas sont une nation prospère, avec une économie du tourisme lucrative et des opérations bancaires offshore.

- Fig 4. Samantha Carter, Miss Bahamas

Toute la Caraïbe sur Ananzie.net :

- Anguilla. 12 000 afrodescendants au coeur des Antilles orientales

- Curaçao. 173 400 Afrodescendants au coeur des Antilles occidentales

- La Jamaïque. Des Afrodescendants qui rêvent toujours d’un retour vers une Afrique mythique

- Les Îles Vierges américaines. 122 000 Afrodescendants au sud de la Mer des Caraïbes

- La Barbade. 200 000 Afrodescendants ont bâti une île paisible et prospère

- Republic of Trinidad and Tobago. La patrie d’Ato Boldon

- La République Dominicaine. la seconde plus grande île des Grandes Antilles après Cuba

- Sainte-Lucie. 160 000 d’Afrodescendants dans les Îles-du-Vent

- Aruba. Première des île ABC, Aruba, Bonaire et Curaçao

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