Afrodescendants : 20% de Noirs, 40% de Mulâtres
Capitale : George Town
Population : 41 500 habitants (2004)
Autres groupes : 20 % de Blancs (britanniques et créoles), 1,8 % de Juifs, 0, 1% d’indopakistanais
Langue majoritaire : créole antillais
Système politique : territoire d’outre-mer du Royaume-Uni
Superficie : 262Km²
Monnaie : Dollar des Îles Caïmans (KYD)
Les îles Caïmans forment un archipel de trois îles dans la mer des Caraïbe : Grand Cayman, Little Cayman et Cayman Brac, ces deux dernières étant situées à environ 130 Km au nord-est de Grand Cayman. L’archipel, d’une superficie de 262 Km² et localisé à l’ouest de l’île de Cuba, à 740 Km au sud de la Floride et à 290 Km au nord-ouest de la Jamaïque, constitue un territoire d’outre-mer du Royaume-Uni.
La capitale est George Town et sert de port d’entrée et de siège des services gouvernementaux, en plus d’être le centre commercial et administratif de l’archipel. Celui-ci est divisé en huit districts : Creek, Eastern, Midland, South Town, Spot Bay, Stake Bay, West End et Western. La population était estimée à 41 500 habitants en 2004. Les Caïmaniens sont mulâtres dans une proportion de 40 %, puis noirs (20 %) et blancs (20 %). d’autres communautés immigrantes forment le reste. Au point de vue linguistique, on distingue l’anglais standard (12,8 %), l’anglais des îles Caïmans (15,6 %) et le créole antillais (71,4 %). Ce dernier est apparenté à deux sources : d’une part, celui de la Jamaïque, d’autre part, celui des îles Vierges.
Les revenus gouvernementaux proviennent surtout des droits d’importation, des permis payés par les institutions financières, des droits de timbre, des taxes touristiques et des taxes imposées aux passagers qui voyagent en paquebot et en avion. C’est pourquoi plus de 40 000 compagnies, y compris 600 banques et fiducies, sont officiellement enregistrées dans ce petit pays, reconnu comme « paradis fiscal », puisqu’il n’existe pas d’impôt sur le revenu, pas d’impôt sur les sociétés, ni de taxe sur les gains de capitaux, ni de retenues fiscales ni de droits successoraux.
Comme dans toute cette région des Antilles, il est probable que les premiers habitants des îles Caïmans aient été des Amérindiens Arawak, puis les Caraïbes.Rapidement colonisée par les Anglais, en 1774, les îles Caïmans comptaient seulement 176 habitants. Mais quelques années plus tard la population avait augmenté à 933 habitants avec l’arrivée des 550 premiers africains. La route des négriers passait près des îles Caïmans et il arrivait que des bateaux s’échouaient sur les récifs, déversant alors une main d’œuvre en abondance. L’esclavage fut officiellement aboli en 1833, mais sa mise en vigueur aux îles Caïmans dû attendre en 1835.
En 1863, les îles Caïmans furent formellement annexées à la Jamaïque. L’archipel des Caïmans commença à se développer avec des écoles, une banque, un petit hôpital et un programme de travaux publics. En 1959, les îles Caïmans obtinrent leur première constitution et une assemblée de 12 membres élus et un Conseil exécutif de deux membres élus. La Constitution de 1959 sera modifiée en 1972, en 1992 et en 2004, mais elle ne promulgue aucune langue officielle. En 1962, la Jamaïque devint un État indépendant, mais les îles Caïmans restèrent une colonie britannique, avec un gouverneur nommé par la reine d’Angleterre. À partir des années quatre-vingt, les revenus provenant de la pêche chutèrent considérablement. Le gouvernement développa le secteur touristique et la finance, qui fait la prospérité de l’île.
Tous les Afrodescendants de la Caraïbe sur Ananzie
Tous les Afrodescendants d’Amérique Latine sur Ananzie