Dans la plupart des contrées de ce monde, plus que jamais, le besoin de parfaire et d’inscrire dans le temps un nouveau look, se fait pressant. Pourquoi ne pas commencer par adopter et adapter des produits naturels et ancestraux, secrets de cosmétiques qui marchent et qui nous rendent belles, comme les éternelles Néfertiti et Hatchepsout ?
La parure des yeux
Poudre minérale des Egyptiens de l’Antiquité, produit de beauté naturelle et médicale, le khôl est un inconditionnel du regard charbonneux, des yeux de biches, de félines, mais également du traitement de la sinusite, des irritations oculaires et des effets secondaires du soleil sur les yeux. Véritables lunettes de soleil chez les Pharaons et les populations sub-sahariennes vivant dans des lieux désertiques, le khôl est un mélange minéral constitué de malachite ou galène, de soufre et de gras animal, noir ou gris selon les mélanges. Il est utilise dans le maquillage traditionnel du regard. Il est également possible d’obtenir du khôl en mélangeant d’autres ingrédients afin de créer une variante efficace à l’application.
En proportions égales, des clous de girofle, du sulfate de cuivre, de l’alun, du Zenjar et de l’huile d’olive, permettaient d’obtenir une pâte nettement moins irritante que le khôl pur. Des pigments extraits d’autres éléments naturels pouvaient être ajoutés à la préparation afin d’en modifier la couleur, comme la malachite vert appelé « Udju » par les Egyptiens, et du antimony sulphide appelé « Mesdemet ».
Le « Saffron », fard à paupières de l’époque de couleur jaune, était une épice rare, chère et relativement prisée pour son authenticité. Le « Jasper » était un autre produit cosmétique pour les yeux aux vertus autant médicinales qu’esthétiques, très apprécié des dames de cour, car indispensable à conserver l’orbite de l’œil impeccablement blanc. Enfin, des amandes brulées servaient à redessiner les sourcils et renforcer la longue tenue du khôl.
La beauté des lèvres et du visage
Des mélanges à base de céruse permettaient de créer des fonds de teint de teinte bronze et or pour les jours de fêtes. Comprenant de la graisse d’ours ou de poule, les cosmétiques Egyptiens avaient surtout pour fonction de protéger le visage du sable, d’identifier socialement un homme et une femme : seules les femmes portaient plusieurs couleurs sur leurs visages. Les hommes se contentaient de khol noir pour souligner le regard. L’ocre rouge et la craie mêlée à des fragments de vin séché étaient nécessaires à l’obtention du fard à joues, vernis à ongle et du rouge à lèvres féminins.
Le maquillage de la femme Egyptienne Antique était un art, la pause de ces produits nécessitait une agilité parfaite à cause de la très forte concentration de pigments présents dans ces substances. C’est à votre de tour chères Nubiennes !