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Marian Anderson

Le Who’s’Who Afro. Marian Anderson, la plus grande contralto du 20ième siècle

samedi 6 octobre 2007 | par La Rédaction

Chanteuse d’opera afro-américaine, née vers 1902 à Philadelphie (Pennsylvanie). S’il était impossible d’imaginer, il y a un demi-siècle, qu’une chanteuse noire puisse fouler les scènes d’opéras du monde entier, Marian Anderson a donné tort à ces préjuges. Considérée comme l’une des plus grandes cantatrices du 20ième siècle, la grande contralto est une enfant prodige qui doit son ascension à sa détermination.

A l’image de tant d’autres chanteurs-afro-americain, c’est à l’église qu’elle commence à chanter, mais, vivant dans un milieu aisé, elle est rapidement prise en main par des professeurs de chant. Les langues sont néanmoins un handicap et c’est seulement après des années d’études en Europe qu’elle commence à s’imposer comme cantatrice à partir de 1928. en 1930, Elle est acclamée à Berlin et, en 1935, le grand chef d’orchestre Arturo toscanini dira à propos de sa voix : « ce que j’ai entendu aujourd’hui, on a le privilège de l’entendre une fois par siècle ».Cette même année, elle donnera un concert triomphal à New york, puis au Carnegie Hall en janvier 1936.

Toutefois, le racisme ne désarme pas devant la célébrité. En février 1939, les "daughters of the american revolution" (descendantes des notables de la guerre d’indépendance contre les autorités britanniques entre 1776 et 1781) refusent qu’elle chante dans leur salle de concert. Eleanor roosevelt, épouse du président des états- unis, organisera alors un concert à Washington rassemblant plus de 75 000 personnes. Marian anderson est alors à son apogée. Pendant la seconde guerre mondiale, devenue une véritable institution, elle chante pour les soldats et contribue à l’union sacrée, mais ne manquera jamais de prendre la défense de sa communauté. Cependant ni sa voix sans égale, ni sa maîtrise, ni sa renommée internationale ne briseront tout à fait la barrière du racisme.

En 1954, après 25 ans d’une carrière et de succès, Rudolph Bing, directeur du Metropolitain Opera de New York, lui proposera d’interpréter le rôle d’Ulrica dans Un ballo in mashera de Verdi. Une cantatrice noire foulera pour la première fois la scène d’un opéra aux état-unis en 1955, et y donnera sept représentations. Première et dernière expérience pour Marian anderson, elle prend sa retraite en 1965, mais donne un concert exceptionnel en 1966, à la Sainte-chapelle de Paris et au premier Festival International des Arts Noirs à Dakar.

Discographie : 1990, chant Brahms, sibelius ; 1993, lady from Philadelphia.

Le Who’s’Who Afro Sur ananzie

- A l’origine du Hip-Hop, il y a Africa Bambaataa

- Maya Angelou. Poétesse, romancière, dramaturge et actrice afro-américaine

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