Arrêté le 20 septembre 2007, Moussa Kaka, correspondant à RFI (Niger) était jusqu’alors accusé de « complicité d’atteinte à l’autorité de l’Etat » en raison de liens présumés avec les rebelles Touareg du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) ; un crime passible à la peine de mort pour la "justice nigérienne".
Mais après 384 jours de détention, Moussa Kaka, membre de Reporters Sans Frontières, retrouve enfin sa liberté.
En effet, la chambre d’accusation de la cour d’appel de Niamey (Niger), a ordonné ce mardi 7 octobre 2008 sa libération provisoire « d’office ». Ainsi, en (re)qualifiant en délit les charges pesant contre lui, les autorités nigériennes ont renvoyé le journaliste devant le tribunal correctionnel où il sera jugé pour « atteinte à l’intégrité du territoire national par entente avec les éléments du MNJ ».