La commission interministérielle de « revisitation » des contrats miniers, signés avec l’accord de la Banque Mondiale depuis 1997, avait rendu un rapport accablant pour les entreprises occidentales, qui auraient profité de la faiblesse de l’Etat congolais et de la corruption de ses cadres pour le « flouer dans les différents partenariats » : closes d’exclusivité de la commercialisation des produits pour les multinationales, extension des concessions et recul de la participation congolaise dans la gestion, non imposition (certaines ont négocié des conditions d’amnistie fiscale de 20 à 30 ans), des miettes versées à l’Etat congolais ( en 2007, deux sociétés minières, BHP Billton et Rio Tinto, ont réalisé respectivement des profits de 13,496 millions et 7,746 millions. Au cours de la même période, les quelques 60 sociétés minières opérant au Congo ont versé 26,7 millions de taxes), etc. La commission avait tout simplement recommandé a résiliation ou la renégociation.
Cette rencontre autour de la revisitation des contrats miniers s’inscrit dans le cadre de la communication pour plus de visibilité dans l’exécution des cinq chantiers, qui a été organisée par la cellule de coordination document cadre pour la promotion des investissements, DCI. A cette occasion, le vice-ministre a débattu sur des questions liées aux bénéfices revenant à l’Etat congolais, au pourcentage de la participation du gouvernement dans les entreprises minières, à la campagne et la mise en place des projets sociaux.
Les sociétés minières concernées n’ont que 20 jours, pour présenter leurs études de faisabilité qui constituent l’un des termes de référence dans la revisitation des contrats. A ce propos, le ministre a indiqué que sur 61 entreprises concernées par la campagne, seules 5 ont déjà présenté des contrats viables. A la question de savoir s’il y a des sanctions qui sont réservées aux entreprises qui ont mal négocier les contrats avec la RDC, ce dernier a souligné que c’est la responsabilité du gouvernement dont la démarche ne vise qu’à favoriser le développement des activités minières en RDC, en créant des emplois supplémentaires.
Il a affirmé que le revisitation des contrats miniers s’est avéré nécessaire pour arriver à équilibrer et à résilier les contrats selon le cas, au mieux des intérêts de toutes les parties. Le vice-ministre a assuré l’opinion du respect des pourcentages pour chaque partie, notant que les contrats chinois sont de ceux qui ont des études de faisabilité répondant aux normes.