Cependant, cela implique que l’accusation doit se présenter une nouvelle fois devant un jury pour obtenir une condamnation à mort ou sinon une peine de réclusion à perpétuité. La défense de Mumia en a profité pour exiger un nouveau procès, mais cette dernière a été rejetée. Une décision mi-figue mi-raisin pour Mumia Abu Jamal certes, mais un vrai espoir pour sa famille et tous ses défenseurs.
La cour d’appel fédérale américaine a estimé que lors du procès de 1982, les instructions données aux jurés ont pu leur faire croire qu’ils devaient s’accorder à l’unanimité sur des circonstances atténuantes pouvant épargner au condamné la peine capitale, alors que la procédure est en fait moins restrictive.
Mumia Abu Jamal a toujours déclaré son innocence et a toujours dénoncé le racisme de la police et des juges à l’époque des faits. (Le jury était composé de deux noirs et le reste de blancs). A l’époque du procès, le juge Albert Sabo avait déclaré : « Ouais, je vais les aider à faire frire le négro. » Le 9 Décembre 1981 dans une rue de Philadelphie, Mumia Abu Jamal aurait vu un policier blanc en train d’arrêter son frère William Cook. Trois témoins ont affirmé avoir vu Abu Jamal intervenir, tirer une première balle dans le dos de l’officier de police Daniel Faulkner. Quatre autres balles auraient été tirées sur le policier à terre, dont une entre les deux yeux.
Après plusieurs années de recherche un rapport d’une cinquantaine de pages a révélé que les témoins contredisaient sans cesse leurs versions, sans que le jury n’en tiennet compte. Des livres et des clips ont été sortis partout dans le monde depuis sa condamnation à mort. Une rue à Saint-Denis porte son nom depuis 2006, bien que des militants d’extrême droite la vandalise assez souvent en mettant le nom de Daniel Faulkner…
Brick by brick, wall by wall, we gonna free Mumia Abu Jamal…