Une épreuve de force est engagée entre Thabo Mbeki et Jacob Zuma, son successeur potentiel. Réélu pour cinq ans en 2004, le successeur de Nelson Mandela a perdu la majorité au sein de l’ANC, qui a porté à sa tête Jacob Zuma à la fin de l’année dernière.
La rumeur accuse Thabo Mbeki d’être à l’origine des poursuites pour corruption qui ont failli mettre son rival hors jeu. Un non-lieu a finalement été prononcé le 12 septembre, plaçant Jacob Zuma en position de favori pour le prochain scrutin présidentiel. Mbeki lui ne peut briguer un troisième mandat en vertu de la Constitution sud-africaine.
Dans ce contexte, une frange importante de l’ANC estime que Mbeki devrait démissionner avant le terme de son mandat. Le mouvement a pris de l’ampleur après la décision de justice rendue en faveur de son rival.
Le comité exécutif de l’ANC, le parti au pouvoir en Afrique du Sud, est réuni ce vendredi pour se prononcer sur le mandat présidentiel de Thabo Mbeki et sa décision pourrait être connu dès dimanche.